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ARIS (Reuters) - Les ministres de l'Enseignement supérieur et de la Santé, Valérie Pécresse et
Roselyne Bachelot, ont présenté mercredi en conseil des ministres un projet de réorganisation de la première année d'études médicales en France.
Cette réforme vise à éviter que cette première année, qui connaît un taux d'échec de 80 %, ne soit une "véritable impasse pour les étudiants", précise un communiqué gouvernemental.
"On organise collectivement dans ce pays un vrai massacre depuis de trop nombreuses années", a souligné le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez, lors du compte rendu du conseil : "45.000 inscrits en première année de médecine, 9.300 places ouvertes en deuxième année."
La réforme présentée par Valérie Pécresse et Roselyne Bachelot "ne touche pas (ce) numerus clausus", a-t-il précisé.
En revanche, les deux ministres proposent de créer une première année de "licence santé" commune aux étudiants en médecine, en pharmacie et en odontologie et aux futures sages-femmes.
Cette première année commune débouchera sur quatre concours distincts, auxquels les étudiants pourront librement s'inscrire en fonction de leur niveau et de leurs intentions.
Parallèlement, une meilleure information sera prodiguée dès le lycée sur les professions médicales et le système du tutorat sera renforcé.
Pour éviter de faire perdre une année entière aux étudiants dont les résultats sont trop faibles pour espérer réussir à un des quatre concours, un dispositif dit de la "deuxième chance" sera mis en place.
Il permettra aux élèves de s'engager dès le mois de janvier dans une autre licence puis de revenir, s'ils le souhaitent, en première année de "licence santé" après avoir validé deux années de sciences et s'être remis à niveau.
"L'idée est qu'un étudiant qui ne dépasse pas une moyenne de six sur 20 au premier semestre a statistiquement quasiment aucune chance de rattraper son retard", a expliqué Laurent Wauquiez. "Le but est de lui permettre de rejoindre directement une première année de licence de sciences, plutôt que de perdre un an, et ensuite de pouvoir se réorienter vers les concours via une autre filière scientifique."
Un autre concours réservé aux titulaires d'un baccalauréat autre que scientifique sera ouvert, à titre expérimental, afin de diversifier le profil des étudiants qui se destinent aux études médicales.
Enfin, les titulaires d'un master de sciences, d'un doctorat, d'un diplôme de grande école ou d'un diplôme de professions paramédicales bénéficieront d'un accès vers les études médicales dans des conditions encore à déterminer.
Selon le communiqué gouvernemental, ces mesures seront soumises à une concertation associant notamment les doyens et les étudiants à partir de jeudi.
Emmanuel Jarry
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